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le 05/12/2017 à 19:25

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Maïsadour Retour à un résultat net positif et « plan stratégique de sécurisation »

Après trois années en négatif, le groupe coopératif agricole landais Maïsadour a renoué, sur l'exercice 2016/2017, avec un résultat net positif à 4,8 millions d'euros malgré une baisse de son chiffre d'affaires à 1,336 milliard d'euros (- 8,8 %) due à la grippe aviaire, occasion de lancer un « plan stratégique de reconquête et de sécurisation » jusqu'en 2026.

Entre une « récolte de céréales très modeste en 2016 » et « une deuxième vague d'influenza aviaire plus dévastatrice que la précédente » puisque les poulets ont été touchés en plus des canards, « nous sommes passés par une année difficile encore », a expliqué aux médias Philippe Carré, directeur général du groupe aux 8.000 agriculteurs et 5.543 salariés, avant l'Assemblée générale à Saint-Pierre-du-Mont (Landes).

Mais après « trois années négatives », dues à de mauvaises récoltes, à des problèmes de provisions pour risque de change à la suite de la crise en Ukraine où le groupe a investi, ainsi qu'à la crise aviaire, Maïsadour est « revenu en positif avec des projections conformes à nos résultats antérieurs », a souligné Michel Prugue, président de Maïsadour dont l'excédent brut d'exploitation a augmenté de 10 %, à 39,3 millions d'euros pour cet exercice 2016/17, qui va du 1er juillet au 30 juin.

Ces résultats sont le fruit d'un « plan de redressement qui a bien fonctionné », selon Philippe Carré, avec « un plan d'économie général, des foyers de pertes redressés comme le saumon et des cessions d'actifs dormants ».

Si le groupe, qui a pour l'instant renoncé à la fusion avec Terrena ou Terres du Sud, est encore « en convalescence » du fait de la crise aviaire (coût de 30 millions d'euros cette année et 20 millions d'euros l'an passé), il entend « fermer le chapitre des ennuis en escadrilles », a souligné le DG de ce leader des poulets jaunes labellisés et du foie gras français (Delpeyrat, Comtesse du Barry). Pour cela, un « plan stratégique de reconquête et sécurisation » est mis en œuvre jusqu'en 2026, date des 90 ans de la coopérative.

Il s'agit notamment de mieux coller aux attentes des consommateurs via la vente directe et internet, de renforcer les filières d'excellence en communiquant plus sur la traçabilité et l'élevage plein air, et de développer l'international (19 % du CA aujourd'hui) en « choisissant les marchés où on peut gagner durablement comme en Europe de l'Est ou en Afrique ». Fin 2017, le chiffre d'affaire à l'international de Maïsadour Semences a augmenté de 5 % notamment grâce à la forte croissance des ventes de semences de tournesol et colza.

AFP