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le 14/12/2017 à 13:25

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Revenus agricoles 2017 APCA : « Hausse du revenu des agriculteurs mais la précarité demeure ! »

L'APCA réagit dans un communiqué de presse aux prévisions de la Commission des comptes de l’agriculture nationale pour 2017 qui indiquent une hausse du revenu agricole de + 22,2 %. Pour les Chambres d'agriculture, depuis une dizaine d'années, « on observe des variations de revenu de grande ampleur, toujours préjudiciable à la prise de décision en matière d’investissement ou d’emploi. Comme les autres acteurs de l’économie, les agriculteurs ont besoin de stabilité ! »

La Commission des comptes de l’agriculture nationale a dévoilé ce jeudi 14 décembre ses prévisions pour l’année 2017. Elles indiquent une hausse du revenu agricole de + 22,2 %. L'APCA réagit à cette publication.

Elle note d'abord qu'« une partie de l’amélioration du revenu agricole tient à une baisse du prix des intrants. A noter que la stratégie de maîtrise des achats adoptée par les agriculteurs est toujours à la merci de la hausse des prix des intrants. Dans un contexte de prix faibles en céréales ou en porc, les charges des agriculteurs restent lourdes. »

Pour les Chambres d'agriculture, « il faut éviter que le revenu des agriculteurs ne joue le rôle de variable d’ajustement d’une économie agricole devenue instable car, depuis une dizaine années, à l’occasion de la publication des Comptes de l’agriculture, on observe des variations de revenu de grande ampleur, toujours préjudiciables à la prise de décision en matière d’investissement ou d’emploi. Comme les autres acteurs de l’économie, les agriculteurs ont besoin de stabilité ! »

Elles sont également préoccupées par les chiffres du commerce extérieur agroalimentaire : « S'il demeure excédentaire, on assiste à la poursuite de l’érosion de cet excédent en 2017, en particulier en céréales, en vins et en produits laitiers. Quant aux déficits chroniques, ils continuent de se creuser (viande ovine, fruits et légumes). »

Et de conclure : « Ces résultats se doivent d’être attentivement examinés car ils reflètent la situation de l’agriculture française, dans un contexte où les prix s’inscrivent dans un cycle baissier, et où le libre-échange se généralise par la voie des accords commerciaux préférentiels, ouvrant davantage le marché européen aux productions canadiennes (Ceta), ukrainiennes, demain celles du Mercosur. Et ce alors que la Commission européenne commence à ébaucher les contours de la prochaine Pac dans un contexte budgétaire européen préoccupant. Le sursaut constaté sur le revenu des agriculteurs apparaît de ce point de vue bien précaire. »

TNC