le 22/12/2017 à 11:25

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Etats généraux de l'alimentation Stéphane Travert : « Pas de raison » que les consommateurs paient plus

Le ministre de l'agriculture Stéphane Travert a assuré vendredi que le projet de loi décidé dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation pour garantir des prix aux producteurs n'augmenterait pas les prix pour les consommateurs.

« Il n'y a pas de raison que le consommateur demain doive payer plus cher », et « il n'y a pas de raison » que le pack de lait soit vendu plus cher au consommateur, a assuré le ministre, qui était interrogé par la radio RTL sur les effets du relèvement du seuil de revente à perte sur les prix payés par le consommateur.

La hausse du seuil de revente à perte, mesure très attendue par les agriculteurs, va imposer aux distributeurs de revendre au minimum un produit alimentaire au prix où ils l'ont acheté majoré de 10 %, pour tenter de couvrir les frais de logistique et de transport auparavant assumés par les industriels et producteurs.

« Nous avons mis dans la loi qui sera présentée en début d'année une mesure qui permettra à la grande distribution de vendre un produit au moins 1,10 euro si elle l'a acheté 1 euro au producteur. C'est une manière d'empêcher une compression trop forte des prix », a confirmé Stéphane Travert. « Il y aura un lissage », selon le ministre. C'est-à-dire que si les prix de certains produits seront majorés, d'autres prix baisseront et au final, le panier moyen pour le consommateur ne devrait pas s'en ressentir, selon le gouvernement.

Le ministre a également défendu le bilan des Etats généraux, qui se sont clôturés jeudi, en indiquant que les mesures environnementales n'avaient pas été oubliées. « Hier nous avons annoncé un plan d'ambition pour la bio à l'horizon de 2020, avec la capacité à avoir une surface bio à 15 %, ce n'est pas rien. Les engagements du président de la République pour la restauration collective, ce que nous avons dit sur le gaspillage alimentaire, ce n'est pas rien non plus », a-t-il déclaré. « Nous nous sommes donnés le trimestre pour discuter avec les associations, les ONG, l'ensemble de celles et ceux qui ont participé durant ces 56 mois aux Etats généraux pour discuter de la manière dont nous allons porter ce plan bio (...) d'ici le salon de l'agriculture », a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'absence jeudi du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, il a par ailleurs « témoigné de la solidarité du gouvernement pour la mise en œuvre de ce que nous avons décidé, après presque six mois de discussions et de concertations ».

AFP