le 23/01/2018 à 20:25

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Académie d'Agriculture de France Science et Protection intégrée des Plantes cultivées

 "C'est la combinaison de mesures indirectes bien choisies et de moyens de lutte directe appropriés que l'on considère aujourd'hui comme la meilleure voie, efficace et durable."

"C'est la combinaison de mesures indirectes bien choisies et de moyens de lutte directe appropriés que l'on considère aujourd'hui comme la meilleure voie, efficace et durable."

En agriculture, quel que soit le système adopté pour les productions végétales, la protection des cultures reste un exercice obligatoire. Cela se vérifie à la fois pour le modèle vivrier primitif (emploi du feu, arrachage des herbes indésirables, collecte manuelle de larves..) et pour les systèmes plus ou moins intensifs des pays dont l'agriculture développée vise une productivité régulière.

Durant très longtemps, la protection des cultures a été peu opérante voire inefficace, bien souvent par manque de connaissances sur la biologie des espèces et sur les interactions naturelles qui régissent leur évolution. Au XXème siècle, le développement de la chimie de synthèse a permis de disposer de substances capables de détruire des adventices, des ravageurs ou des agents pathogènes.

Cette possibilité nouvelle s'est traduite par une réduction de la fréquence d'emploi des mesures indirectes de protection (strictement préventives). Aussi, certains moyens directs d'intervention traditionnelle ont été abandonnés au profit de substances chimiques : cas du hannetonnage, des façons manuelles ou mécaniques de désherbages des céréales à paille...

A la lumière de cette évolution et de l'objectif largement partagé consistant à développer des mesures indirectes plus efficaces et des moyens directs performants, durables et respectueux du milieu naturel, on peut s'interroger sur les avancées scientifiques récentes qui favorisent un développement plus rapide de la protection intégrée. Les quelques domaines en mouvement et décrits dans cette publication sont les suivants:

- La connaissance des bioagresseurs

- Les progrès de la physiologie végétale

- L'utilisation des éléments biologiques qui régissent les équilibres naturels

- Les ressources nouvelles de la chimie de synthèse

- La météorologie et la protection des cultures

- Les multiples facettes du machinisme

- Les bénéfices à attendre de la connaissance du génome

- Les retombées multiples d'une découverte : les phéromones sexuelles

Pour consulter l'intégralité de la publication, cliquez ici.

https://www.academie-agriculture.fr/

Jean Louis Bernard (AAF)