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le 23/01/2018 à 10:26

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Agroalimentaire Barilla et General Mills déplorent le climat des négociations commerciales

Les géants mondiaux de l'agroalimentaire, Barilla et General Mills, déplorent le difficile climat des négociations commerciales avec la grande distribution française, a indiqué à l'AFP le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert, à l'issue d'une rencontre avec eux.

« Barilla est une entreprise qui a beaucoup investi en France, notamment à Châteauroux avec l'entreprise de viennoiserie Harrys. L'entreprise a fait beaucoup d'efforts pour diminuer la part de certains produits inclus dans les recettes, comme l'huile de palme, et elle souhaite que ces investissements soient récompensés en ayant de la visibilité » sur les prix aux consommateurs, a expliqué le ministre.

Ces industriels ont déploré la longueur de ces négociations commerciales qui « en France commencent en octobre, s'arrêtent fin février, mais reprennent en mars », rapporte-t-il, ce qui contraste avec l'Allemagne où elles n'ont lieu qu'une fois par an.

Barilla et General Mills « ont été très satisfaits de la signature de la Charte » par les grandes enseignes qui s'engageaient ainsi à anticiper les principes de la future loi et à les respecter dès cette année, a-t-il dit. Les deux groupes attendent maintenant « avec impatience » le projet de loi que le ministre va présenter mercredi 31 janvier au Conseil des ministres, a-t-il assuré.

Pour General Mills, « la France est un pays important en termes de fourniture de matière première et (ses dirigeants) attendent que l'Etat puisse les accompagner à travers cette nouvelle loi ainsi que le Programme national nutrition santé (PNNS) », a ajouté le ministre.

General Mills a annoncé lundi un investissement de 17 millions d'euros dans l'usine Häagen-Dazs à Arras, quant à Barilla, elle prévoit 1,5 milliard d'euros d'investissements en Europe dans les prochaines années, et « nous souhaitons qu'ils fassent des investissements en France », a dit Stéphane Travert. Le projet de loi issu du travail des Etats généraux de l'alimentation doit notamment relever le seuil des reventes à perte et encadrer les promotions.

AFP