le 24/01/2018 à 07:25

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Portrait de race La rustique Aubrac en tête d’affiche du salon de l’agriculture

La vache aubrac, rustique et facile à élever, a son berceau dans le sud du Massif Central (©Sia18)

La vache aubrac, rustique et facile à élever, a son berceau dans le sud du Massif Central (©Sia18)

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Nous le savons, pour le Sia 2018, c’est Haute qui sera en tête d’affiche. Cette Aubrac de presque six ans, de l’Aveyron, a été choisie comme égérie de cette nouvelle édition du salon. L’occasion de faire un point sur la race.

Caractérisée par un pelage froment, des cornes en forme de lyre et des yeux qui semblent être maquillés de khôl, la vache Aubrac trapue et robuste se rencontre essentiellement dans le sud-est mais également depuis peu dans d’autres régions. Autrefois sélectionnée pour son lait et la production de fromage, la race a vu ses effectifs chuter durant les 30 Glorieuses avec l’arrivée de la mécanisation et la préférence des éleveurs pour les races spécialisées dans la production laitière. Heureusement, elle a pris un nouveau tournant dès les années 80 avec la création de l’union Aubrac en 1979 tout en s’orientant plutôt vers la production de viande.

Une vache rustique et facile à élever

Selon L’Upra, « la race aubrac permet aux éleveurs d’adapter leur temps de travail de façon plus souple, en accord avec la société d’aujourd’hui ». C’est en effet un bovin relativement facile à élever. D’après les chiffres de l’ouvrage  Races bovines française (Idele et fédération des races de France), l’Aubrac présente de grandes qualités maternelles avec 97 % de vêlages qui se déroulent facilement et un IVV de 375 jours. Sa longévité est également un atout indéniable puisque 12 % des vaches contrôlées ont plus de 10 ans.

Dans son berceau, le sud du Massif Central, l’Aubrac pâture l’été à une altitude de 1 100 m et consomme du foin l’hiver en stabulation. Cette conduite extensive permet une valorisation optimale de l’herbe, notamment dans les espaces difficiles d’accès. Elle s’adapte facilement aux conditions climatiques même extrêmes ; on la retrouve par exemple en zone humide et chaude de Guyane ou en zone de haute montagne comme dans les Pyrénées à 2 000 m d’altitude.

L’Aubrac gagne du terrain

L’Upra Aubrac, créée en 1996, recensait 181 133 vaches en 2014, soit une progression de 71 % en 15 ans. Aujourd’hui, la race se développe en France comme à l’étranger pour sa forte valorisation des zones difficiles. Ses performances de production mesurées en 2012 par France Bovins Croissance sont d’ailleurs intéressantes :

Le croisement Aubrac x Charolais n’est pas rare, il représente même près de 40 % des animaux produits. Cela permet d’exploiter les vaches les moins bonnes dont les produits ne seront pas gardés pour l’élevage. Ce croisement permet néanmoins de conserver les qualités maternelles et la facilité de vêlage tout en apportant plus de vitesse de croissance, de poids et de conformation.

#Haute, l’égérie du SIA 2018

Haute est l’égérie du salon de l’agriculture 2018. Née et élevée dans l’Aveyron, elle fait la fierté de son éleveur Thibaut Dijols : « Venir au Salon à Paris, c’est une formidable opportunité pour communiquer sur la race que nous représentons, ses qualités d’élevage et son potentiel de développement ».

L’Upra Aubrac travaille alors d’arrache-pied pour mettre la race à l’honneur sur cet évènement d’envergure : « Cela se traduira concrètement par la présence, pendant 10 jours, d'un stand de la race aubrac de 100 m 2 à l'entrée du Hall 1. Ce stand fait partie intégrante du stand collectif du Coram (Collectif des races locales de massifs). Cet espace Aubrac regroupera une salle intérieure privatisable, des espaces animation, presse, professionnel, grand-public et territoire, une véritable boucherie Label Rouge Boeuf Fermier Aubrac et un espace animation. Ce dernier battra, tout au long de ces 10 jours, avec l'ensemble des partenaires de la race aubrac et de son territoire. »

TNC