le 08/02/2018 à 10:25

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DOM-TOM « Un dispositif fiscal adapté aux spécificités des ports ultramarins »

« La France souhaite mettre en place un dispositif fiscal adapté aux spécificités des ports ultramarins » a souligné mercredi la Ministre des Outre-mer Annick Girardin, lors d'un colloque au Cnes sur les Outre-mer et la mer.

« L'enjeu est bien de faire des ports outre-mer des hubs régionaux pour permettre à la France de rayonner dans le transport maritime », a insisté la ministre, rappelant que « Nouméa est déjà la deuxième plateforme de transbordement de l'Océanie, La Réunion est bien placée pour être le hub régional dans l'océan Indien et les Antilles françaises aspirent à devenir le hub des Caraïbes sud ». Mais « une meilleure coordination est nécessaire : les ports de Guadeloupe et de Martinique doivent se spécialiser, coordonner leurs investissements, pour mieux peser face à leurs concurrents », a ajouté la ministre. « L'idée que les Outre-mer puissent enfin être les pierres angulaires du développement maritime français fait son oeuvre », s'est-elle félicitée, tout en regrettant « un retard significatif »: « sur les onze lycées maritimes français, aucun ne se trouve en outre-mer ». « J'ai souhaité que soient expérimentées des "sections maritimes" sur le modèle des "sections européennes" dans les lycées généraux », a-t-elle expliqué.

Pour développer le secteur des croisiéristes, elle a rappelé que plusieurs mesures comme « la dispense de visa, la dématérialisation des procédures pour les croisiéristes ou l'expérimentation d'une zone de détaxe dans un grand port maritime » ont été validées lors du dernier comité interministériel de la mer (Cimer) en novembre à Brest. Sur les énergies marines renouvelables, même si « les capacités sont extraordinaires » sur un domaine maritime « de 11 millions de km2 » elle a estimé que « le lancement d'appels d'offres sur l'éolien offshore et sur l'hydrolien en outre-mer restait à tempérer ». « Il nous faut mieux connaître les milieux, étudier les courants marins, les vents, afin de savoir où il est pertinent d'installer ces technologies ».

Sur l'aquaculture, la ministre a insisté sur le potentiel « immense » en outre-mer, soulignant que « la perliculture et la crevette bleue, filières aquacoles emblématiques du Pacifique, peuvent servir d'exemples dans les autres outre-mer ». Enfin, elle a rappelé que l'utilisation de drones allait être expérimentée pour surveiller la pêche illégale, « véritable fléau notamment dans le Pacifique et en Guyane ».

AFP