le 02/08/2018 à 14:25

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Néonicotinoïdes L’AGPM s’oppose fermement à la décision du gouvernement

A l’occasion de la présentation du plan Écophyto par le gouvernement le 27 juillet 2018, celui-ci a annoncé sans débat le refus de toute dérogation réelle sur les néonicotinoïdes. Or, le Président Emmanuel Macron s’était engagé clairement : aucun agriculteur ne doit être laissé dans l’impasse ni en situation de distorsion de concurrence avec ses voisins européens. L’AGPM dénonce « un camouflet de la part du gouvernement pour la position défendue par le Président de la République et les agriculteurs qui vont en subir les conséquences ».

Dans le cadre de l’interdiction des néonicotinoïdes, l’Anses tire clairement la sonnette d’alarme pour la culture du maïs. « La suppression de ces produits, actuellement autorisés, conduit à une impasse totale dans la lutte contre les mouches, qui concerne plusieurs centaines de milliers d’hectares en France. » Et cette molécule bientôt interdite en France, bien que la seule efficace disponible, est autorisée au niveau européen. « Ainsi, si aucune dérogation n’est envisageable pour son utilisation sur culture de maïs, la parole du Président Emmanuel Macron serait doublement reniée : les agriculteurs se trouveraient dans une impasse totale dans un contexte de complète distorsion de concurrence européenne », dénonce l'AGPM dans un communiqué de presse.

« Cette situation est inacceptable, et ce d’autant que cette annonce est faite sans aucune concertation avec les parties », dénonce l’AGPM, qui avait même demandé formellement une dérogation le 7 juin dernier.  L’association avait sollicité à cette occasion « un rendez-vous afin d’expliciter auprès des autorités compétentes les difficultés des producteurs et les efforts envisagés pour continuer à utiliser la seule solution efficace disponible tout en en réduisant l’usage. Mais ni le ministère de l’agriculture, ni le ministère de la transition écologique, ni le ministère de la santé, tous trois compétents sur le dossier, ne le lui avait accordé ». L’AGPM s’insurge donc : « A quoi sert de s’engager dans un contrat de solution si le gouvernement reste sourd à toutes les problématiques des agriculteurs et à tous leurs efforts pour répondre au mieux aux attentes de la société ? »

TNC