La transmission est souvent assimilée au départ à
la retraite. Mais d'autres évènements tels une vente, une
mise en société ou une donation, voire un décès,
peuvent aussi être à l'origine de la transmission d'une exploitation.
¬ Impôts sur
le revenu :
L'obligation de clôturer
et de calculer un résultat d'exploitation à
la date du décès peut entraîner l'imposition de deux
récoltes sur la même année.
Les plus-values sur les constructions et le matériel ainsi que
les profits sur les stocks et les avances aux cultures augmenteront également
le revenu imposable.
Le remboursement par l'assurance-décès
du capital restant dû sur emprunt, constituera en outre un profit
exceptionnel imposable au barème de l'impôt.
Pour transmettre l'exploitation familiale dans de meilleures conditions,
de multiples techniques existent. Les conseils de spécialistes
: conseillers de gestion, notaires peuvent vous aider à les mettre
en uvre.
¬ Droits de succession
:
Au décès d'un des conjoints, le patrimoine du décédé
est transmis aux héritiers et entraîne le paiement des droits
de succession.
¬ Des charges sociales
supplémentaires :
Elles seront dues notamment lorsque l'exploitant a choisi de déterminer
ses charges sociales sur la base des bénéfices agricoles
de l'année.
¬ Des difficultés
pour gérer l'exploitation
Le décès fait naître une indivision générant
des difficultés de gestion et d'organisation de l'exploitation.
Les héritiers peuvent entre autre demander le partage et ainsi
mettre en péril le devenir de l'exploitation.
¬ La remise en cause
de la sécurité financière du conjoint survivant
En l'absence de dispositions particulières, le conjoint survivant
n'a que des droits très faibles dans le patrimoine de son conjoint
décédé et ceci peut fortement handicaper ses ressources.