le 11/12/2015 à 12:00

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Environnement Impact des sols sur le climat

Le sol est un réservoir d’énergie (calories ou frigories) en lien avec les fluctuations climatiques (journalières, saisonnières, pluriannuelles, millénaires avec les glaciations). Il induit des inerties thermiques qui modulent les fluctuations du climat par des retards dans le réchauffement ou le refroidissement.

Le sol est un réservoir d’eau, dont les fluctuations dépendent du bilan entre les précipitations et l’ajustement physiologique de la transpiration. L’effet tampon du sol assure la continuité de la fourniture en eau des plantes et reste positif même en conditions saturées, car il favorise le drainage profond utile au bilan des eaux souterraines.
La dynamique hydrique et l’importance de ce réservoir sont fortement dépendantes de l’évolution, au cours des siècles, de la végétation qui s’y développe.
Les sols avec végétation refroidissent par transpiration le climat local ou régional et inversement les sols urbanisés créent des îlots de chaleur. Ces modifications thermiques locales sont beaucoup plus importantes que celles dues au réchauffement climatique actuel.
Le sol est un réservoir minéral et organique qui diminue ou rejette des gaz à effet de serre. Ce bilan en moyenne décennales est à la fois : puits et source de composés à effet de serre (gaz carbonique CO2, méthane CH4, composés azotés NOx et particules organiques et minérales). Le couple sol-végétation-climat conduit à une séquestration du carbone (chimique et biologique) dont le devenir fut très varié au cours des temps géologiques. Le devenir du carbone biologique dépend du climat et des hommes (rôle des pratiques agricoles et forestières et techniques de remédiation et protection). Cependant le flux d’utilisation du carbone fossile représente à terme une grande masse face aux stocks du sol.

Alain Perrier - AAF