Après 3 heures environ de discussions à Loudéac (Côtes d'Armor), le PDG d'Entremont, Christian Mazuray, et le représentant des producteurs laitiers, Pascal Nizan, ont annoncé le retour de l'entreprise dans les négociations interprofessionnelles organisées par le Cniel (Centre national interprofessionnel de l'économie laitière). Entremont revient donc sur sa décision de négocier producteur par producteur le prix du "lait d'hiver" collecté d'octobre à décembre autour d'un prix de 272,80 euros pour 1.000 litres, ce qui avait entraîné la colère des producteurs et des organisations syndicales. "Nous avons appris que l'interprofessionnelle est à nouveau habilitée à discuter du prix du lait", a déclaré M. Mazuray. "Nous ne souhaitons pas sortir de l'interprofessionnelle", a-t-il dit. Jusqu'en juillet, les prix du lait était déterminés trimestriellement par l'interprofession (éleveurs, coopératives et industriels), une pratique qui a dû cesser après une injonction de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour distorsion de concurrence. "Un autre système sera mis en place à compter de la prochaine campagne laitière en avril 2009", avait indiqué jeudi le ministère de l'agriculture évoquant un mécanisme "fondé sur des indicateurs élaborés par l'interprofession au plan national". Franck Guéhennec, vice-président de la section lait de la Fédération régionale des syndicats d' exploitants agricoles (FRSEA), s'est félicité qu'Entremont "rentre dans le débat à nouveau", tout en prévenant que les négociations allaient "être difficiles par raport aux souhaits de chacun". Les discusions interprofessionnelles au sein du Cniel auront lieu mardi à Paris.
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