"L'annonce par le nouveau ministre de l'Agriculture de l'abandon par le gouvernement français de la défense des quotas laitiers est une retraite en rase campagne contraire aux engagements répétés notamment pendant la campagne européenne", a déclaré à l'AFP le président du MoDem. "Les quotas laitiers ont permis pendant trente ans de maintenir des petites exploitations d'élevage sur l'ensemble du territoire national particulièrement dans les zones difficiles", a-t-il ajouté. "De nombreux assauts ont été menés contre cette politique des quotas laitiers par les pays qui voient d'un bon oeil l'industrialisation de l'agriculture et la multiplication des +usines à lait+. Au moins, la France avait-elle toujours défendu ce principe et a réussi à faire reculer ces orientations néfastes", a jugé le député des Pyrénées-Atlantiques. "Aujourd'hui en quelques mots tout ce travail est ruiné alors même que la parole du gouvernement était engagée auprès des agricultueurs et des éleveurs. Il y a les signes de l'abandon d'une certaine idée de la politique agricole européenne et française", a-t-il conclu. La France a dit vendredi, par la voix de M. Le Maire, vouloir autant de régulation dans l'agriculture en Europe que pour la crise financière, afin de garantir un revenu décent à la profession, même si elle renonce à se battre pour le maintien des quotas laitiers.
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