Mieux connaître la fièvre aphteuse

La maladie - Le virus - La fièvre aphteuse et l’homme - Bref historique de la maladie en France - Pourquoi l’interdiction de la vaccination ? - Mesures prises en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse. - L’origine de l’épizootie actuelle - Conclusion

La Maladie

La fièvre aphteuse est une maladie qui touche les espèces animales à deux onglons, c’est à dire, pour ce qui concerne les animaux domestiques de nos latitudes : les bovins, les ovins, les caprins et les porcins. Elle touche également les animaux sauvages à deux onglons (cervidés, etc.)

L’infection se fait par les voies respiratoires.

Dans une première phase, qui dure deux à trois jours l’animal est fiévreux et abattu.

Puis apparaissent des aphtes sur les parties à peau fine : muqueuses de la bouche, espace entre les onglons, trayons de la mamelle. Les aphtes se rompent en quelques heures et donnent des ulcères.

La maladie se termine quelques fois par la mort chez les adultes et assez fréquemment chez les jeunes ; la mortalité est très élevée chez les porcelets, les agneaux et les chevreaux à la mamelle.

La maladie guérit progressivement après amaigrissement et arrêt fréquent de la lactation chez les femelles ; elle laisse souvent des séquelles définitives telles que la dégénérescence du myocarde, pouvant entraîner une mort secondaire ou une perte définitive de valeur économique (animal improductif).

Ce n’est donc pas une maladie anodine.

L’animal peut rester porteur sain du virus au niveau du pharynx pendant plus de huit mois.

Lorsqu’elle frappe un troupeau jusqu’alors indemne elle touche une très forte proportion des animaux : 60%, 75%, ou plus.

La maladie est d’une infectiosité redoutable ; elle est donc susceptible de causer des pertes économiques considérables, si elle gagne un grand nombre de troupeaux d’une région ou d’un pays. Ces pertes économiques justifient les mesures de protection prises par la plupart des Etats.


19 mars 2001
Voir aussi Dossier Fièvre aphteuse