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Mieux
connaître la fièvre aphteuse
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La
maladie - Le
virus - La
fièvre aphteuse et l’homme
- Bref
historique de la maladie en France
- Pourquoi
l’interdiction de la vaccination ?
- Mesures
prises en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.
- L’origine
de l’épizootie actuelle
- Conclusion |
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Le virus
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VariabilitéLe virus comprend sept «souches» : les sérotypes A, O, C, Asia, SAT 1, SAT 2, SAT 3. Ces sept sérotypes comprennent un grand nombre de sous-types qui sont eux-mêmes en variation continue. En effet le matériel génétique du virus est très instable : lorsque le virus se multiplie une mutation intervient une fois sur deux ! Malgré les mutations létales on aboutit à ce qu’aucun virus n’est sans doute identique à un autre. Cette très grande variabilité entraîne des difficultés de deux ordres : - difficultés du diagnostic sérologique ; - difficultés de la vaccination : à l’intérieur d’un sérotype, le sous-type ayant servi à fabriquer le vaccin peut être suffisamment éloigné du virus sauvage contre lequel on cherche à se prémunir ; ça a été le cas en Iran en 1999 par exemple. Dissémination et contamination.Le virus est résistant à de nombreux agents physiques et chimiques. De ce fait il est très résistant dans le milieu extérieur. Sur terre il se propage par voie aérienne dans un rayon de 10 kilomètres. Au-dessus de la mer il peut se propager, si les conditions d’humidité et de vent s’y prêtent, sur de longues distances (280 kilomètres entre la France et l’Angleterre en 1981). Heureusement il existe dans le commerce des désinfectants efficaces. La durée d’incubation est comprise le plus souvent entre 2 et 7 jours, mais on a pu constater des extrêmes de 36 heures et de 20 jours. La durée courte de l’incubation permet à la maladie de se répandre très rapidement mais les quelques cas d’incubation longue nécessitent de ne pas relâcher la vigilance trop tôt après le dernier foyer. L’excrétion du virus dans le milieu extérieur par l’animal infecté commence dans les 48 heures précédant l’apparition des aphtes ; le pic de l’excrétion intervient dans les quelques heures qui précèdent et qui suivent l’apparition des aphtes. Les animaux infectés sont donc contaminants avant même qu’on puisse le savoir. Parmi les matières virulentes les plus fréquentes on compte : l’air expiré, les urines, les matières fécales, la salive, le lait non pasteurisé, la viande congelée trop tôt après l’abattage (avant l’acidification qui intervient avec la maturation). Les bovins et les ovins rejettent dans l’air jusqu’à 500 000 virus par vingt-quatre heures. Les porcs jusqu’à 2000 fois plus ; cette espèce est donc la plus contagieuse et la plus dangereuse pour la diffusion de la maladie. La contamination se fait aussi indirectement, par l’intermédiaire de tous les vecteurs animés (hommes, animaux non sensibles) et inanimés (véhicules et produits divers) qui ont été en contact avec le virus et qui lui servent de support physique.
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| 19 mars 2001 |
| Voir aussi Dossier Fièvre aphteuse |