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Mieux
connaître la fièvre aphteuse
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La
maladie - Le
virus - La
fièvre aphteuse et l’homme
- Bref
historique de la maladie en France
- Pourquoi
l’interdiction de la vaccination ?
- Mesures
prises en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.
- L’origine
de l’épizootie actuelle
- Conclusion |
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Mesures
prises en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.
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Les principes de la lutte contre la maladie retenus en Europe reposent, outre la surveillance aux frontières et le fonctionnement d’un réseau d’alerte, sur l’isolement des foyers, la destruction des animaux sensibles qui y sont présents puis la désinfection rigoureuse desdits foyers. Une étude de l’INRA conduite en 1996 a montré que la politique de lutte qui permet à la fois l’épidémie la plus courte, le nombre de cheptels contaminés et les pertes économiques les plus faibles est celle de l’abattage des cheptels en phase clinique et des cheptels d’animaux sensibles ayant pu être en contact avec le virus. Dès
confirmation par le laboratoire de l’infection par le virus aphteux,
le préfet prend un arrêté portant déclaration d’infection et déclenche
un plan d’intervention du type « plan orsec » . Sur
l’exploitation infectée Dans
la zone de surveillance
(10 km) Dans
la zone de protection
(3 km) Levée
des mesures L’origine
de l’épizootie actuelle. L’épizootie
actuelle est due à la souche pan asiatique du virus et trouve son
origine en 1990 dans le nord de l'Inde. Elle
s'est propagée vers l'ouest jusqu'en Arabie saoudite et s'est ensuite
diffusée dans les pays voisins pour finalement atteindre la Turquie en
1996. De 1998 à 2000 la maladie a touché la Grèce, la Bulgarie l’Iran,
l’Irak, la Syrie, Israël, le Liban, et la Jordanie. Dans
le même temps, la maladie s’est également propagée vers l'extrême
orient. En
1993 et 1994, elle a été détectée au Népal, en 1998 au Bhoutan en
1999 dans la province chinoise de Hainan et au Tibet. Elle
atteint Taiwan en 1998, puis la Birmanie, le Vietnam, le Cambodge, la
Thaïlande, la Malaisie et le Laos. En 2000 elle a atteint la Corée du
Sud et le Japon. . Il
semble que la dernière étape de cet itinéraire avant l'arrivée en
Grande-Bretagne ait été l'Afrique du Sud, où des porcs nourris d'une
pâtée importée d'Asie avaient contracté la maladie près de Durban. La
souche pan asiatique a été identifiée le 20 février dans un échantillon
d'un abattoir proche de Brentwood dans l'Essex. L’apparition
de cette nouvelle catastrophe pour l’élevage européen est
l’occasion une fois de plus, pour certains, de relancer la polémique
sur l’agriculture productiviste. En l’occurrence, le productivisme
n’a rien à voir avec l’épidémie de fièvre aphteuse. La fièvre
aphteuse est connue depuis le 18ème siècle, ce n’est donc pas une
maladie nouvelle générée par des méthodes de production
industrielle. La
rapidité de son extension est d’abord due au développement des
transports et des échanges commerciaux et plus en amont à
l’urbanisation des consommateurs qui nécessite de faire circuler de
grandes quantités d’animaux et de denrées alimentaires à
destination des pôles de consommation. Il est important de ne pas
laisser encore une fois se répandre une image fausse et totalement
injustifiée de l’agriculture. On
ne peut mettre en cause les méthodes d’élevage actuelles dans
l’apparition de l’épidémie récente. Au contraire les progrès
dans la lutte contre la fièvre aphteuse sont allés de pair avec les
progrès de l’élevage, qui ont permis les mesures strictes de prévention
et de surveillance. C’est l’oubli du respect de ces
mesures qui est soupçonné d’être à l’origine de l’épidémie
au Royaume-Uni. Les organisations professionnelles agricoles font confiance aux services vétérinaires français et soutiennent les mesures rigoureuses qu’ils ont prises ces jours-ci. Cette nouvelle crise engendre de très graves difficultés pour les éleveurs, qu’ils soient directement touchés par des cas, suspects ou avérés, ou indirectement, du fait des mesures de restriction à la circulation et à la commercialisation des animaux et des produits. Ces mesures sont indispensables pour juguler au plus vite la maladie et chacun se doit de les respecter rigoureusement ; il en va de la survie de l’élevage français.
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| 19 mars 2001 |
| Voir aussi Dossier Fièvre aphteuse |