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Publié le 28/04/2011 à 19:37

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Ogm

Au Pérou, Lima veut se déclarer « libre d'Ogm » face à un décret menaçant

Lima, la capitale du Pérou aux plus de 8 millions d'habitants, veut adopter une ordonnance pour se déclarer ville « libre d'Ogm » dans le cadre d'une vague de mobilisation contre un décret du gouvernement, perçu comme favorable aux organismes génétiquement modifiés.

L'ordonnance est en préparation, et « va être approuvée le plus rapidement possible » par la nouvelle municipalité socialiste, a annoncé mercredi le maire adjoint Eduardo Zegarra. « C'est une mesure de précaution, et de préservation de notre biodiversité, face à une réglementation surprise ». Lima, d'autres collectivités régionales, des groupements agricoles, des collèges d'ingénieurs agronomes et de médecins, des associations écologistes, dénoncent le « décret sur la biosécurité » publié mi-avril par le ministère de l'Agriculture, car il ouvre la porte, selon eux, à un afflux d'Ogm.

2 milliards d'euros d'exportation de produits biologiques

Pour le ministre de l'Agriculture, Rafael Quevedo, le texte ne fait que réglementer les procédures d'entrée d'Ogm entre divers organismes responsables de la biodiversité, liés au ministère de l'Agriculture ou à celui, récemment créé (2008), de l'Environnement. « C'est un règlement qui vise à éviter les erreurs, contrôler dûment l'usage de transgéniques, et s'assurer qu'ils ne puissent entrer, s'il est avéré qu'il y aurait un risque », a déclaré M. Quevedo mercredi. Des cultures expérimentales de maïs transgénique sont prévues au Pérou, mais des produits Ogm (soja, maïs notamment) y entrent déjà, importés pour l'alimentation du bétail, mais aussi pour l'industrie agroalimentaire. Une loi oblige à étiqueter les produits contenant des Ogm.

M. Quevedo a démenti des frictions entre les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement sur le décret. Le ministre de l'Environnement Antonio Brack avait plaidé à plusieurs reprises par le passé en faveur d'un moratoire sur les Ogm. Dans un communiqué, son ministère rappelle que le Pérou est un des principaux exportateurs mondiaux de produits biologiques (café, cacao entre autres) avec 3 milliards de dollars (2 milliards d'euros) par an de revenus, et 40.000 producteurs certifiés.

AFP

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