Le virus Schmallenberg, qui a affecté des centaines d'élevages en Europe, présente « un risque négligeable pour la santé humaine », a déclaré jeudi l'Organisation mondiale de la santé animale (Oie), jugeant également « négligeable » le risque de propagation via le lait et la viande.
Cette maladie animale émergente « apparue en Europe de l'Ouest depuis le second semestre 2011 » présente « un risque négligeable pour la santé humaine », selon les experts réunis par l'Oie pour analyser les connaissances sur ce nouveau virus.
Caractérisé officiellement pour la première fois en novembre en Allemagne, puis chez des vaches laitières et des agneaux nouveau-nés aux Pays-bas, en décembre, le virus Schmallenberg a également affecté des dizaines d'élevages en Belgique, France et Royaume-Uni.
Le virus qui a infecté des bovins, ovins, caprins et bisons, serait « très probablement » transmis par des moustiques ou de petits insectes piqueurs, précise l'Oie dans un communiqué. Les experts font état de « similitudes apparentes avec la transmission du virus de la fièvre catarrhale du mouton ».
Relativement bénin pour les animaux adultes
Ils ont également déterminé que la durée pendant laquelle le virus circule et se reproduit dans le sang d'un animal infecté « est courte ». Le risque de propagation de la maladie par les échanges commerciaux de viande et de lait est jugé « négligeable ».
Fin janvier, la Commission européenne avait estimé qu'il n'y avait pas d'urgence sanitaire en Europe à cause du virus de Schmallenberg, alors que 65 exploitations ovines avaient été atteintes en Belgique, au moins 76 élevages au au Pays-Bas et 186 en Allemagne. En France, à la mi-février, quelque 95 élevages étaient touchés par ce virus, dans 19 départements.
Le virus est relativement bénin pour les animaux adultes: fièvres, diarrhées, diminution de la production de lait. Mais il est particulièrement dangereux quand il atteint des femelles pendant la gestation, car il provoque de graves malformations des foetus voire des avortements.
AFP