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Publié le 13/08/2012 à 17:44

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Culture du blé tendre et choix variétal

Arvalis-Institut du végétal a caractérisé huit grands types d'environnements en France

Caractériser différents milieux de production du blé tendre en fonction des facteurs qui limitent le rendement de la culture. Tel fut le travail d'Arvalis-Institut du végétal pour ensuite définir huit grands types d’environnement qui aideront à mieux adapter le choix variétal.

Cartographie de huit grands types d'environnements pour la culture du blé tendre. (© Arvalis-Institut du végétal)

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Arvalis-Institut du végétal a caractérisé les différents types pédoclimatiques français afin de pouvoir y associer les blés tendres les mieux adaptés avec l'objectif de « pouvoir définir le bouquet variétal le plus approprié tant en termes de rendement que de gestion des risques ».

Les facteurs limitants susceptibles d'entraver la production pris en compte par l'institut sont d'origine abiotique (stress thermiques, hydriques et nutritionnels) ou biotique (risques de maladies). Les propriétés des sols dominants par région ont notamment permis d'estimer les déficits hydriques ou excès d'eau potentiels. Par ailleurs, « la cartographie de l'offre climatique a fait ressortir sans surprise un gradient Nord-Sud, ainsi que l'influence des climats océaniques ou continentaux, visible dans un gradient Est-Ouest ».

Des résultats par régions à moduler selon le type de sol

Il ressort de l'analyse que l'Île-de-France, la Picardie et la Champagne font partie des zones les moins touchées par les facteurs limitants abiotiques : les risques d'échaudages et de déficits hydriques y sont faibles pour les sols considéré, les stress hivernaux pas trop forts. Le Sud de la Beauce et la plaine d'Alsace seraient principalement concernés par des risques de déficits hydriques. Le Nord-Est, le Centre-Est et le Sud de la zone Centre rencontrent surtout des stress hivernaux de froid, avec dans les parties les plus au Sud, des risques d'échaudage. En Pays de la Loire, Poitou-Charentes et dans le Sud-Ouest, ce risque apparaît moyen, mais les déficits hydriques sont plutôt élevés avec des manques de rayonnement possibles à la méïose. Les côtes atlantiques de la Bretagne subissent en médiane surtout des excès d'eau hivernaux, avec des déficits hydriques de fin de cycle moyens. Les situations peuvent néanmoins varier dans toutes les régions selon les caractéristiques de sols.

Quant aux risques de pression maladies, l'étude d'Arvalis met en évidence le Sud-Ouest pyrénéen, la Bretagne, la Normandie, le Nord et le Nord-Est comme faisant partie des zones les plus touchées par la septoriose en fréquence et en intensité. Les régions du Centre-Ouest et du Centre sont également touchées mais avec une moins forte intensité.

« Ce premier travail permet de mettre en face des différents contextes pédoclimatiques français des variétés « idéales », autrement dit d'identifier tous les points forts nécessaires à un blé pour faire face aux situations généralement rencontrées dans la zone et donner le meilleur de son potentiel. »

TNC

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