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Publié le 14/08/2012 à 16:59

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Doux

Une société iranienne propose de reprendre tous les salariés de Graincourt

L'offre de reprise de l'abattoir Doux à Graincourt (Pas-de-Calais), déposée vendredi 10 août 2012 pour le compte d'une société iranienne, prévoit de garder l'ensemble des 254 salariés du site même si elle est irrecevable en l'état, a-t-on appris lundi 13 août auprès de la Cgt.

Cette offre, présentée lors d'un comité d'entreprise lundi, prévoit "de garder le frais et les 254 salariés", et de produire "500.000 poulets par semaine" contre environ 250.000 avant la liquidation de la société, selon Hélène Guéant, déléguée Cgt. Outre le frais, le projet de reprise vise à mettre en place une ligne de congélation "après des travaux", avec "deux équipes sur 7h et par la suite, avec la congélation, la possibilité d'une troisième de nuit", a indiqué Mme Guéant.

Déposée vendredi, l'offre de la société iranienne, dont le nom n'a pas été révélé, "n'est pas recevable au sens juridique du terme en l'état" mais peut être améliorée, avait expliqué à l'Afp Sophie Gautier, l'un des administrateurs judiciaires chargés du dossier Doux.

Verdict au cours de la première semaine de septembre

Selon la Cgt, la société iranienne demandait notamment au groupe Doux que 75% des primes de licenciement des salariés lui soient versées. "Si Doux veut, c'est bon, sans quoi l'Etat devra mettre la main à la poche", a déclaré Hélène Guéant. "C'est quasiment sûr. On saura vraiment le 3 septembre, lors du Cce(comité central d'entreprise) en Bretagne", a estimé Mme Guéant, qui s'est dite "soulagée" et "pleine d'espoir" alors que cette offre est "la seule vraiment sérieuse pour le site de Graincourt".

Le tribunal de commerce de Quimper, qui avait placé Doux frais en liquidation judiciaire le 1er août, devrait se prononcer sur les offres au cours de la première semaine de septembre. Cinq offres sérieuses de reprise partielle de plusieurs sites, prévoyant de préserver entre 450 et 500 emplois sur les 1.700 que compte le pôle frais du volailler, ont été déposées vendredi à la date-limite fixée par la justice.

AFP

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