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Publié le 21/08/2012 à 13:38

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Groupe Belvédère

Deux scénarios pour restructurer sa dette obligataire

Le groupe de spiritueux Belvédère a publié lundi sur son site internet un document détaillant ses propositions pour restructurer sa dette de plus de 600 millions d'euros, sur lesquelles ses principaux créanciers seront amenés à se prononcer les 18 et 19 septembre.

Belvédère présente notamment deux scénarios aux détenteurs de « Floating Rates Notes » (Frn), une obligation à taux variable, dont le montant est estimé à 441 millions d'euros: le groupe propose de les rembourser soit en vendant certains de ses actifs, soit en convertissant leurs créances en actions Belvédère, via une augmentation de capital.

La majorité de ces obligations Frn (64 %) sont détenues par un groupe d'investisseurs représentés par la banque d'affaires américaine Bank of New York Mellon. Belvédère avait annoncé le 10 août avoir conclu un protocole transactionnel portant sur plusieurs points juridiques avec ce groupe de créanciers. Son action est suspendue depuis à la Bourse de Paris.

Dans le premiers scénario, le groupe céderait « un ou plusieurs actifs » non précisés, d'ici au 20 mars. La créance résiduelle non couverte par le produit de ces cessions serait convertie en actions Belvédère, précise le groupe. Dans l'autre hypothèse, les créances Frn seraient converties en actions nouvelles représentant 87 % du capital social de Belvédère.

Dans les deux cas, les créanciers détenteurs d'obligations subordonnées se verraient pour leur part proposer la distribution, en avril 2014, de bons de souscription d'action « qui ouvriront droit, au total, à 10 % du capital de la société ». Ces obligations subordonnées représentent un montant estimé de 96 millions d'euros.

Le groupe de spiritueux, en cessation de paiements, a été placé en redressement judiciaire à sa demande par le tribunal de commerce de Dijon. Un conflit l'oppose depuis trois ans à ses créanciers, qui l'accusent de s'être surendetté en 2006 pour acheter les liqueurs Marie Brizard et de sacrifier désormais ses filiales pour sauver la holding.

Le groupe, propriétaire de la vodka Sobieski et du whisky William Peel, emploie 3.650 personnes dont 750 en France. Il a cumulé plus de 300 millions d'euros de pertes nettes depuis 2008 et accuse une dette de plus de 600 millions. Son Pdg, Jacques Rouvroy, a démissionné en octobre et a été remplacé par le directeur général, Krzysztof Trylinski.

La cotation du groupe à la Bourse de Paris reprendra mercredi, précise le communiqué.

AFP

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