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Publié le 13/09/2012 à 15:09

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Doux

Des salariés occupent l'abattoir de Graincourt (Pas-de-Calais)

Des salariés occupent depuis mercredi en fin de matinée l'abattoir Doux de Graincourt (Pas-de-Calais), placé lundi en liquidation judiciaire faute de repreneur, a-t-on appris jeudi auprès d'un représentant de la Cgt.

« Plus de la moitié des 254 salariés a voté l'occupation de l'usine lors d'une assemblée générale mercredi à 11H00 », a déclaré à l'Afp Fabrice Anot, délégué Cgt. « Tout a été cadenassé. Nous assurons des roulements de 10 à 15 personnes pour occuper (le site) jour et nuit », a-t-il ajouté.

Une banderole déclarant « Usine occupée par les salariés » a été déployée sur une grille à l'entrée du site, ainsi que d'autres à l'intérieur proclamant « On ne veut pas mourir de faim », « On veut nos salaires », « les Ch'tis en colère » ou encore, en patois, adressé au ministre de l'Agriculture, « M. Le Foll, fais ton travail pour qu'on garde le nôtre », selon la Cgt.

Une production de 50.000 poulets par jour

« On demande à nos élus et au gouvernement de racheter l'usine pour un euro symbolique à notre patron, de remettre en état nos bâtiments parce que notre outil industriel est encore correct et on tournait dernièrement à 50.000 poulets par jour et on leur demande de nous trouver un repreneur », a expliqué Fabrice Anot.

Le dernier repreneur potentiel de l'usine Doux de Graincourt, le groupe ukrainien Mhp, avait fait savoir le 3 septembre qu'il n'était finalement pas intéressé, actant la fermeture du site. Une réunion du comité d'entreprise devrait se tenir lundi et les premières lettres de licenciement devraient partir entre le 20 et le 25 septembre, selon Fabrice Anot.

Le tribunal de commerce de Quimper a validé lundi 10 septembre les offres de reprise partielle de cinq des huit sites du pôle frais du groupe volailler, en liquidation judiciaire, avec à la clé la suppression d'un millier d'emplois sur 1.700. François Hollande a réclamé mardi « la vérité sur tout ce qui s'est produit depuis des années » dans le groupe, et a assuré les salariés qu'aucun d'entre eux ne « serait laissé sur le bord de la route ».

AFP

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