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Publié le 20/09/2012 à 16:04

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Matières premières

Marché européen des céréales tiraillé entre fondamentaux et baisse de l'euro

Le marché européen des céréales se montrait hésitant jeudi à la mi-journée tiraillé entre des bilans mondiaux tendus et un euro en repli qui favorise les exportations européennes.

Les ports de Rouen et de La Pallice font face à un engorgement. (© TNC)

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A 13H30 (11H30 Gmt), les cours du blé évoluaient dans une fourchette étroite comprise entre - 0,25 euro et + 0,25 euro sur les contrats 2012 et début 2013, dans un marché peu étoffé encore, puisque moins de 7.100 lots avaient été négociés. L'échéance rapprochée de novembre restait stable à 261 euros la tonne et celle de janvier s'effritait marginalement de 0,25 euro à 259,75 euros la tonne.

Le marché du maïs, tout aussi hésitant, campait sur ses positions de la veille dans une ambiance morose avec moins de 450 lots traités. L'échéance rapprochée de novembre cotait 243,25 euros la tonne.

Au même moment, sur le marché des changes, l'euro accentuait son repli retombant sous le seuil de 1,30 dollar franchi la semaine précédente, valant 1,2948 dollar contre 1,3049 mercredi vers 21H00 Gmt.

Sur la scène internationale, les importateurs profitent de la baisse des prix du début de semaine pour lancer de nouveaux appels d'offres. La Tunisie est à la recherche de 125.000 t d'orge fourragère. Par ailleurs, l'Irak a acheté 150.000 t de blé origine russe.

Engorgement des ports français

En France, le trafic agroalimentaire de Rouen, premier port céréalier européen, a été estimé à près de 123.600 tonnes, dont près de 91.500 tonnes de blé à destination principalement de l'Algérie et de 8.230 tonnes d'orge fourragère à destination du Maroc. A Rouen et à La Pallice, les opérateurs signalent un engorgement des capacités portuaires. « Les acheteurs internationaux depuis deux mois se sont positionnés sur les origines Mer Noire », délaissant le blé français, a expliqué Pierre-Antoine Allard de la société Agritel.

Ces derniers jours pourtant, la France a signé des contrats de ventes de blé à l'Egypte, mais les embarquements ne sont prévus qu'au mois de novembre. « Il y a donc un temps de latence entre la reprise des parts de marché et la logistique », a-t-il poursuivi, ajoutant qu'avec l'arrivée de la récolte de maïs, la situation de stockage devrait encore rester très problématique.

Mardi, sur le marché physique français (gré à gré), les prix du blé de l'orge et du maïs restaient stables dans le sillage du marché à terme.

AFP

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