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Publié le 09/10/2012 à 17:52

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Bisphénol A

« Nous ne pouvons pas laisser faire » selon Marisol Touraine

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a défendu mardi au Sénat une proposition de loi PS d'interdiction du Bisphénol A (Bpa) dans les contenants alimentaires assurant que le gouvernement ne pouvait « laisser faire » face aux « incertitudes » pesant sur la nocivité de ce composant chimique.

« Face à de telles incertitudes, il serait irresponsable de ne pas appliquer strictement le principe de précaution », a-t-elle déclaré. « Nous ne pouvons pas laisser faire parce que le risque ne peut pas être supporté par les consommateurs », a-t-elle poursuivi. « Le principe de précaution n'est pas une sanction, dès lors que la santé de nos concitoyens est en danger », a-t-elle insisté. « De nombreuses études sont venues alerter les pouvoirs publics » a-t-elle dit, rappelant que « les premières interrogations datent des années 30 ».

La proposition de loi, qui a déjà été adoptée le 12 octobre 2011 à l'unanimité par les députés, prévoit l'interdiction du Bpa dans les contenants alimentaires dès 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et au 1er janvier 2014 pour les autres. La commission des affaires sociales du Sénat a repoussé au 1er janvier 2015 cette interdiction générale.

Groupe de travail sur les autres perturbateurs endocriniens

« La France serait pionnière en la matière », a assuré Marisol Touraine. Pour elle, « dès lors qu'il n'y a plus de doute sur la nocivité du Bpa, que les industriels ont été informés de la perspective d'une interdiction générale, nous devons avancer tout en donnant le temps aux industriels de s'adapter ».

La ministre a également évoqué la question plus générale des autres perturbateurs endocriniens, notamment des phtalates. Elle a annoncé la mise en place rapidement d'un groupe de travail qui présentera ses propositions « d'ici juin 2013 » . Elle a assuré que les actions du gouvernement seront basées sur des « expertises plurielles et contradictoires, indépendantes des intérêts privés » et elle a observé que les « produits de substitution (devront faire) la preuve de leur innocuité ».

AFP

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