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Publié le 12/10/2012 à 09:28

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Ravageurs d’automne

Les pucerons dans le viseur

Dans l’Oise, les pucerons font l'objet d'une surveillance pour repérer leur arrivée dans les parcelles de blés. Les colzas, eux, arrivent en fin de période de sensibilité. Il ne faut pas baisser la garde pour autant, le sujet devant rester une préoccupation majeure jusqu'à la fin avérée du risque.

Il convient d'utiliser à bon escient les insecticides en colza. « Les parcelles les plus touchées par les pucerons verts sont souvent celles traitées précocement contre les altises. » (© TNC)

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François Dumoulin et Ewen Gery, conseillers références grandes cultures de la Chambre d'agriculture de l'Oise, font le point sur les présences de pucerons dans les colzas et les blés. En blé, le bulletin de santé du végétal indique des vols très faibles pour l'instant mais en cours. François Dumoulin conseille donc de « commencer le suivi des parcelles déjà levées et non protégées ». Le seuil de 10 % de pieds touchés a peu de probabilité d'être atteint actuellement, « mais il faut détecter l'arrivée des pucerons en parcelles pour ne pas les laisser séjourner plus de 10 jours ». Surtout que cette année, le conseiller suppose qu'ils sont virulifères « et les repousses constituent de bon réservoirs ». François Dumoulin déplore la non-utilisation des plaques engluées comme outils d'aide à l'observation-décision, pourtant « très peu chères, efficaces, fiables, simples et confortables à utiliser ». « Faute de plaque, vous pouvez glisser une feuille jaune doublée d'un carton dans une pochette plastique. Vous trouverez la glue en jardinerie. »

20 % de pieds porteurs en colza

En colza, les préoccupations actuelles concernent toujours la présence de pucerons. Ewen Géry précise que les circonstances de déclenchement de l'intervention restent identiques à la semaine dernière. « Il ne faut pas perdre de vue qu'une intervention ne se justifie que pendant les six premières semaines de végétation (ce qui correspond à un stade 4 à 6 feuilles). » Les parcelles semées fin août qui ont rapidement levé arrivent donc déjà en fin de risque. Une ré-intervention ne se justifie plus si plus de 50 % de la parcelle a atteint ce stade. « En fin de période de sensibilité et en cas de seuil atteint (20 % des pieds porteurs de pucerons), une application de produit associant pyréthrinoïde et pyrimicarbe (type Karaté K) peut être suffisante. En cas de forte infestation et de seuil des 20 % de plants touchés largement dépassé, préférez un produit plus agressif et sans risque de résistance, de la famille des néonicotinoïdes (type Proteus) pour limiter les risques de transmission de viroses. Ce produit possède toutefois des effets néfastes importants sur la faune auxiliaire. Une éventuelle ré-intervention concernera les parcelles de colza les plus chétifs. »

Retrouvez le bulletin complet En arpentant Champs et prairies sur le site de la chambre d'agriculture de l'Oise.

TNC

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