La demande de blé et de maïs, supérieure en 2012-2013 à la production mondiale, maintient des prix élevés, selon une note de conjoncture publiée mardi par le service de la statistique et de la prospective (Ssp) du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Cela se traduit par un ratio stock sur consommation à des niveaux bas pour le blé et le maïs, selon le ministère.
Cet indicateur, qui mesure le niveau des stocks mondiaux de fin de campagne en pourcentage de la consommation mondiale, est prévu en baisse de 2 points pour le blé en 2012/2013 (achevée fin juin 2013) par rapport à la campagne précédente.
Parallèlement, sur les six premiers mois de campagne 2012/13 (juillet à décembre), les prix du blé rendu à Rouen, blé de référence coté sur le marché à terme européen (Euronext), et le prix du blé américain coté à la Bourse de Chicago (Chicago Board of Trade) ont dépassé respectivement de 36 % et 43 % leur niveau du début de campagne précédent, indique le ministère.
Hausse de 25 % des prix sur la première partie de campagne
En 2003/2004 et surtout en 2007/2008, la flambée des cours provoquée par des baisses sensibles de production a coïncidé avec des ratios de stock sur consommation « parmi les plus faibles depuis une quinzaine d'années », rappelle-t-il. Pour le maïs, le phénomène est identique, avec une « opposition entre l'évolution du cours à Chicago et le ratio stock/consommation (...) particulièrement nette pour les trois dernières campagnes », observe-t-il.
L'indicateur stock sur consommation des principaux pays exportateurs serait en recul de 3 %, un niveau jamais atteint au cours des quinze dernières années. A la fin de la première partie de campagne commerciale 2012/2013, les prix français et nord-américains ont dépassé de 25 % ceux de 2011, à la même période.
AFP