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Publié le 24/04/2013 à 10:14

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Droits de plantation

La filière vini-viticole réclame un encadrement jusqu'en 2030

Les producteurs de vins et d'alcools Aoc ont réclamé mardi à Reims, à l'occasion de leur congrès annuel, un encadrement des droits de plantation du vignoble jusqu'en 2030, selon eux « indispensable pour préserver l'équilibre et la qualité de la filière vini-viticole ».

En 2012, l'ensemble de la filière a enregistré une baisse des volumes de l'ordre de 25 % par rapport à 2011. (© TNC)

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« Après trois ans de bataille, la Commission européenne a renoncé en décembre dernier à supprimer le système d'autorisation pour réguler les vignobles jusqu'en 2024, mais c'est encore insuffisant », a expliqué à l'Afp Bernard Farges le président de la Confédération nationale des vins et eaux-de-vie de vin à Appellations d'Origine Contrôlée (Cnaoc).

« Avant le vote final de la Pac en juin, nous demandons le maintien jusqu'en 2030 de cette régulation indispensable pour préserver l'équilibre et la qualité de la filière vini-viticole », a-t-il poursuivi. Selon lui, l'augmentation des surfaces viticoles de 2 à 2,5 % par an préconisée par la Commission représente également un danger de « fort déséquilibre du marché qui pourrait entraîner un effondrement des prix ». « Les vins de Bordeaux et le Cognac ont subi une crise terrible à cause d'une trop forte augmentation des surfaces dans les années 2000, il faut se limiter à 1 % par an », a plaidé Bernard Farges.

En 2012, l'ensemble de la filière a enregistré une baisse des volumes de l'ordre de 25 % par rapport à 2011 après une année qui a connu « tous les aléas climatiques possibles », selon Philippe Pellaton, le secrétaire général de la Cnaoc. « Le Beaujolais a particulièrement été touché par les épisodes de fort gel ou de grêle avec une vendange en baisse de 40 % par rapport à 2011 », a-t-il précisé. Selon lui, l'été chaud et sec a permis néanmoins une vendange de grande qualité en France. « L'impact de 2012 va se ressentir probablement pendant quelques années et l'ensemble de la filière devra puiser dans les stocks pour passer cette période en attendant une bonne récolte », a estimé Philippe Pellaton.

AFP

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