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Publié le 04/09/2013 à 14:44

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Trafic de chevaux

Pas de risque pour la santé à ce stade selon la Dgal

PARIS, 04 sept 2013 (AFP) - Le trafic de chevaux, tués à l'insu de leurs propriétaires pour être écoulés dans l'alimentation humaine, ne présente pas de risque pour la santé humaine « à ce stade », a assuré le patron de la Direction générale de l'alimentation mercredi.

« On peut raisonnablement avancer, qu'avec les éléments dont on dispose à ce stade, il n'y a pas de risque pour la santé humaine », a expliqué Patrick Dehaumont, directeur général de la DGAL, en marge d'une rencontre avec quelques journalistes. « Ce sont des chevaux qui ne suscitent pas d'inquiétude », ils étaient « en retraite » et « n'ont donc pas été traités » dans les jours précédents leur abattage, a-t-il ajouté précisant que ses services planchaient depuis deux mois sur le dossier. Et il a tenu à rappeler que les abattoirs en France « sont sous contrôle permanent » d'un inspecteur qui effectue des contrôles aléatoires ou ciblés ante mortem et sur la chaîne d'abattage. « S'il n'y a pas d'inspecteur, l'abattoir ne tourne pas », a-t-il insisté.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'avait déjà laissé entendre vendredi dernier en déclarant : « La DGAL et le ministère de l'Agriculture sont extrêmement vigilants. Si à un moment ou à un autre, il y a des problèmes graves, on le dira et on traitera cette question. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas ».

Après le scandale des lasagnes au cheval l'hiver dernier, la filière viande est de nouveau ébranlée par un trafic en Europe de viande chevaline qui concernerait au moins 3.000 chevaux, selon la justice française. Selon des organisations professionnelles agricoles, un réseau mafieux belge achetait à des propriétaires privés ou des centres équestres des chevaux de selle, leur promettant une retraite paisible. Mais les chevaux étaient en fait envoyés à l'abattoir et introduits dans l'alimentation humaine. Or, certains chevaux de selle ont reçu des traitements qui les rend impropres à la consommation comme le phénylbutazone, anti-inflammatoire nocif.

AFP

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