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Publié le 13/11/2013 à 14:14

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Loi d'avenir de l'agriculture

Pas assez ambitieuse pour la Fnsea et Coop de France

PARIS, 13 nov 2013 (AFP) - La FNSEA et Coop de France, qui représente les coopératives agricoles, ont reproché un manque d'ambition, notamment en matière de recherche, à la loi d'avenir de l'agriculture présentée mercredi en Conseil des ministres.

« Je n'ai pas vu la mouture finale mais il semble qu'elle a été profondément remaniée par le Conseil d'Etat », s'est inquiété le président de la FNSEA, Xavier Beulin, lors d'une conférence de presse. « Je crains qu'elle affaiblisse considérablement le rôle des interprofessions » et « je regrette qu'elle reste très timide sur l'investissement et la modernisation », a-t-il ajouté. Le texte « consacre un chapitre entier à l'enseignement agricole et pas un seul à la recherche ! », a relevé également le président de Coop de France, Philippe Mangin.

« Que ce soit la PAC (Politique agricole commune, ndlr) ou la loi d'avenir, le gouvernement n'apporte aucune réponse et ne nous donne aucun signe d'encouragement », selon lui. « Nous sommes à la 3e place en UE (après l'Allemagne et les Pays-Bas) et peut-être bientôt à la 4e. Et quelle est la réponse ? Le GIEE (Groupement d'intérêt économique et environnemental) ? C'est la seule réponse qu'on apporte aux défis de l'agriculture ? », a-t-il demandé.

La loi d'avenir de l'agriculture vise à renforcer la compétitivité des filières agricoles et à répondre à l'attente pressante des consommateurs qui veulent plus de transparence sur ce qu'ils mangent. Pour doper la compétitivité, la loi va notamment acter le rôle d'un médiateur des relations commerciales agricoles afin qu'il puisse « favoriser » une meilleure application des contrats et rééquilibrer les relations producteurs/grande distribution, comme ce fut le cas au début de l'année sur le prix du lait. Les producteurs de lait de la FNSEA (FNPL) regrettent néanmoins que son rôle ait été édulcoré en cours de rédaction de la loi. Dans la version finale du projet de loi, « la FNPL a constaté la disparition du rôle d'arbitre pour le médiateur », et celui-ci ne pourra plus « trancher en cas de litige entre les parties », déplorent-ils. Par ailleurs, la loi propose la mise en place de GIEE, qui « bénéficieront d'une priorité ou d'une majoration des aides publiques pour effectuer une transition vers des systèmes de production innovants et plus compétitifs », dits agro-écologiques.

AFP

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