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Publié le 23/01/2014 à 10:26

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Nouvel arrêté Flavescence dorée

Le traitement à l’eau chaude n’est pas sans risque pour les plants

Selon le syndicat des pépiniéristes, le traitement à l’eau chaude des plants de vigne est considéré comme "le" traitement de référence dans la nouvelle réglementation contre la flavescence dorée. Pourtant, celui-ci n’est pas dénué de risques pour les plants. Les pépiniéristes alertent les viticulteurs qui pourraient demander un recours à cette pratique et font part de la nécessité de conduire plus de travaux de recherche sur le sujet.

Le traitement à l'eau chaude est loin de faire l'unanimité chez les pépiniéristes qui ont toujours souligné le danger de la systématisation de cette technique. (©TNC)

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Le nouvel arrêté "flavescence dorée" du 19 décembre 2013 paru au journal officiel du 31 décembre 2013 fixe de nouvelles règles pour les pépiniéristes. L'article 21 prévoit notamment qu'en cas de risque de contamination de parcelles de vigne mère de greffons/porte-greffes, à partir de ceps de vigne situés à proximité, tout matériel de multiplication issu de ces parcelles unitaires voisines est soumis à un traitement à l'eau chaude (Tec).

La Ffpv tire la sonnette d'alarme

« Les conséquences du nouvel arrêté pour la pépinière sont importantes de par un principe de précaution extrême avec un recours renforcé au Tec », estime la Fédération française de la pépinière viticole (Ffpv). « Le traitement à l'eau chaude est loin de faire l'unanimité chez les pépiniéristes qui ont toujours souligné le danger de la systématisation de cette technique et sont demandeurs de travaux de recherche ».

Pour les professionnels du secteur, le Tec reste en effet une technique qui peut avoir des conséquences néfastes directes sur les plants de vigne ; elle génère d'abord « beaucoup d'échecs, des problèmes de reprise allant parfois jusqu'à 100 % de non-reprises, des retards de débourrement ou encore la sensibilité extrême de porte-greffes comme le 41B, le SO4 et le Fercal ». De plus, les processus d'application restent à leurs yeux « flous, voire contradictoires, en France comme à l'étranger ».

Les pépiniéristes, par la voix de leur fédération, souhaitent donc « alerter les viticulteurs demandeurs de Tec » des problèmes potentiels que pourrait provoquer le recours à un tel traitement pour leurs plants. Certains iront même jusqu'à leur faire signer une décharge, tant « le risque économique est grand ». « Le Tec n'est nullement un vaccin », rappelle Pierre Denis Tourette, pépiniériste en Ardèche. En d'autres termes, il n'empêche pas une recontamination éventuelle au vignoble. « Les seuls moyens d'endiguer la maladie lorsqu'elle est déjà présente étant le traitement insecticide et l'arrachage dans les cas extrêmes ».

TNC

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