[ 01/04/2008 14:09 ] Les surfaces françaises de maïs fourrage pourraient augmenter de 2% en 2008. Avec une prévision à 1,4 million d’hectares, cela confirme l’intérêt des éleveurs pour ce fourrage. Les deux raisons majeures de leur attachement au maïs sont l’assurance de constituer un stock fourrager indispensable pour optimiser la ration hivernale des troupeaux et sa contribution pour améliorer la rentabilité des exploitations. Une part significative de maïs fourrage sur l’exploitation permet de faire face à l’augmentation des quotas laitiers et d’améliorer le revenu des éleveurs. |
Se tenir prêt à semer dès le 15 avril L’expérience des deux dernières années illustre clairement la rusticité du maïs fourrage. En 2006, la production était satisfaisante, et même très élevée dans le Nord Ouest, malgré une succession d’à-coups climatiques : froid voire gelées au printemps, canicule en juillet, fraîcheur en août. En revanche, 2007 marquée par un climat doux, parfois frais, et très pluvieux, enregistre des performances records, presque partout excepté sur la frange côtière Nord-Ouest, avec une très nette « prime » aux semis précoces. Un des principaux enseignements des campagnes récentes, à mettre absolument en pratique ce printemps pour optimiser la productivité du maïs, est de semer le plus tôt possible. Nous recommandons aux éleveurs de se tenir prêts à démarrer les semis au 15 avril dès lors que les conditions climatiques et de sol le permettent.
Améliorer l’efficacité économique des élevages Renforcer la présence du maïs fourrage dans les systèmes fourragers apporte certains avantages concrets. A surfaces de cultures équivalentes, le maïs fourrage assure indiscutablement la production d’une plus grande quantité de fourrage, ce qui permettra de faire face à l’augmentation du droit à produire auquel de nombreux éleveurs devront répondre. Cela permet de diluer les charges de structure sur une production de lait plus importante et améliore ainsi le résultat d’exploitation. Par ailleurs, dans une dernière étude réalisée par la Société de Gestion COGEDIS, auprès de 1200 exploitations laitières du Grand Ouest (voir tableau), on constate, pour les systèmes « extensifs », à dominante herbe, un coût fourrager de 47,9 € /1000 l. nettement supérieur à celui des systèmes intensifs qui est de 34,00 € /1000 l.
Si l’herbe présente un avantage économique indéniable lorsqu’elle est pâturée, il n’en va pas de même lorsqu’elle doit être stockée. On observe également que les systèmes à base de maïs dits « intensifs » sont tout à fait compétitifs. Bien que tous les systèmes de production peuvent avoir un EBE comparable aux mille litres de lait produits s’ils sont cohérents et avec des charges bien maîtrisées, il se trouve que les systèmes intensifs, avec un quota laitier supérieur et une part en maïs fourrage plus importante de la SAU, sont ceux qui donnent les meilleurs revenus. Enfin, grâce à sa forte production à l’hectare, le maïs fourrage permet de libérer quelques surfaces au profit de cultures de vente dont l’opportunité économique est actuellement intéressante.
D'après Arvalis

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